Archive pour la catégorie ‘INTERVIEW’

DROP THE LIME / INTERVIEW

Lundi 7 décembre 2009

 

Interview de Drop The Lime

 

Coiffé d’une banane à faire pleurer de rage Arthur Fonzarelli, Drop The Lime est aux antipodes de l’image que l’on se fait habituellement d’un dj electro. Puisant aussi bien ses inspirations dans le l’electroclash que dans la bossa nova ou le Rockabilly, Drop The Lime est un ambassadeur de la nouvelle culture Dance new-yorkaise. Aussi cool que franc et naturel, il nous a accordé une petite interview “Rock n’ Roll” entre un Magnum de champs et un vieux fût de bière vide dans les entrailles secrètes du Loft Club!

 

Record!

 

Drop The Lime, pourrais-tu te présenter en quelques mots, nous expliquer comment tout a commencé?

 

J’ai commencé à jouer de la guitare vers 7 ans. A l’époque j’écoutais surtout beaucoup de Rockabilly. Puis j’ai commencé à chanter des chansons de punk à la Sonic Youth, et du Hardcore comme Quick Sand, Helmet, des trucs comme ça. Plus tard, j’ai commencé à écouter de la Rave music. Une fois, je suis allé à une grosse rave et j’ai vu un DJ qui envoyait méchant derrière les platines et je me suis dit. “*Okay, c’est ça que j’ai envie de faire”. Donc, j’ai commencé à mixer et à faire des beats. Je devais avoir 16 ans. Apparemment, j’ai bien fait !(rires)

 

Est-ce que c’est ta première fois en Suisse?

 

Non, en fait, je suis déjà venu à Genève il y a 2 ans. C’était à l’Usine avec les gars du label Institubes avec qui je faisais une tournée en Europe. C’était d’la balle. Mais je n’étais pas encore revenu depuis là.

 

Tu es originaire de New-York. Cette ville a toujours été un berceau très important de la culture musicale. Mais, ces derniers temps, on entend énormément d’artistes et de productions qui viennent plus précisément du quartier de Brooklyn. Qu’est-ce qu’il y a de si spécial là-bas? Comment expliques-tu cette effusion de créativité dans ce quartier?

 

Je vis là-bas moi-même. Au début, beaucoup de gens ont commencé à aller s’installer dans ce quartier parce que la vie y était très bon marché. Et puis, quand tu es artiste, tu n’as pas forcément beaucoup d’argent alors tous les artistes ont tendance à fréquenter les mêmes bars, à traîner dans les mêmes clubs, à chiller ensemble. Et naturellement, les influences se rencontrent et les gens commencent à faire des musiques qui se ressemblent. Tu sais, Brooklyn est vraiment un endroit dingue, tu as plein de partys dans les sous sols, des gens comme AC Slater, Jubille, Udachi, Captain, Ninja Sonic ou moi-même… T’as tout le monde à Brooklyn, mec!

 

Depuis quelque temps, on constate que l’electro est en train prend de plus en plus de place dans le paysage musical mondial. Aux Etats-Unis, l’electro est même en train de devenir une influence majeure pour le Hip Hop. Est ce qu’à ton avis l’electro peut devenir le “3 ème pilier” de la musique américaine et vendre autant que le Rock et le Hip Hop, comme c’est le cas en Europe depuis quelques années?

 

Ouais… Mmmh (il réfléchit)… Je ne sais pas. En fait, vous les européens, vous avez grandi avec cette “club culture”. Vous avez toujours entendu de la Dance Music autour de vous, à la radio etcetaera… Nous, non. Nous on a été élevés au Rock n’ Roll et au Hip Hop. Mais maintenant, la frontière entre Hip Hop et Dance Music a tendance à s’estomper. Maintenant le Hip Hop, c’est de la Dance Music! T’as des gars comme David Guetta qui commencent à bosser avec Akon et c’est vraiment populaire dans les charts. Je crois vraiment qu’il va y avoir une vague et que ça va devenir énorme… C’est déjà à la radio, ça va être big! Mais je crois pas que ça puisse devenir un jour aussi gros qu’en Europe.

 

Et maintenant, quelle sera la prochaine hype à ton avis?

 

Maintenant, c’est le dubstep qui est en train de cartonner aux States.

 

Mais cette musique vient d’Angleterre, non?

 

Ouais, cette musique est née la-bas, mais elle explose vraiment aux Etats-Unis.

 

Mais alors tu crois que la musique anglaise influence plus la musique américaine que l’inverse?

 

En fait, c’est bizarre… J’ai l’impression que des musiques comme le mouvement Grime ont été influencées par le Hip Hop même si il y avait tout ce backgroud Rave derrière et ensuite le Hip Hop s’est inspiré de la Dance Music et sans le savoir aussi de la culture dance anglaise et…

 

Mais, à la base, la Dance Music est originaire de Detroit, donc c’est un peu une sorte de come-back, non?

 

Ouais, exact (rires) c’est vraiment bizarre. En fait, la boucle est bouclée!!!

 

Tu as toujours écouté du Rockabilly. J’ai même vu que tu avais récemment sorti une mixtape de Rockabilly. Donc, ma question est simple. Pourquoi tu ne t’es pas contenté d’être une DJ de Rockabilly plutôt que de mixer de la Dance Music?

 

(Rires)… J’en mixe encore. Dans chacun de mes sets, il y a au moins un segment de 20 minutes de Rockabilly! Mais, je ne suis pas un Dj de Rockabilly. Parce que cette musique a un contexte particulier. C’est un monde à parte entière où les mecs conduisent des Hot Rods, tu vois ce que je veux dire. Et moi, je ne suis pas dans ça du tout! La seule raison pour laquelle j’en joue dans mes sets, c’est parce que ça fait partie de la culture dans laquelle j’ai grandi et que c’est “fresh”, c’est quelque chose de nouveau, de différent.

 

Et comment les gens réagissent quand tu joues ces morceaux-là?

 

Ils deviennent complètement dingues! Quand j’ai joué au Fabric (NDR: fameux club electro de Londres), tout le monde me disait: “Non, ne joue pas de Rockabilly au Fabric. Les gens ne vont pas comprendre…”. Mais quand j’en ai joué les gens ont commencé à sauter à partout comme des dingues. Pour eux, c’était tellement inattendu!

 

J’ai remarqué que tu donnais souvent toi-même les liens de téléchargement pour tes morceaux sur ton myspace. Quelle est la raison pour laquelle tu donnes ta musique gratuitement?

 

En fait, je crois qu’aujourd’hui tu ne peux plus vraiment te faire de l’argent en vendant ta musique. Le seul moyen qui te permette encore de vivre de ta musique est de jouer en live, de faire des tournée. Ca passe par la scène. Et même si je vends encore ma musique sur ITunes, je crois que ça te permet pas vraiment d’avoir une exposition suffisante pour en vivre.

 

Est-ce que tu connais des artistes suisses?

 

Oui, je connais les “Round Table Knights”! C’est des gars cools!

 

Quels sont tes projets à venir?

 

Là, j’ai un single qui va sortir qui s’appelle “Set Me Free” et je travaille sur mon nouvel album pour lequel je pense faire une tournée l’été prochain. A part ça, je travaille aussi beaucoup avec mon pote AC Slater avec lequel on produit le New Yorkais “77Klash”, un gars qui vient de la scène dancehall et aussi plein d’autres productions, man!!!

 

// ROOKIE B for FAYABASH //

Reborn to be Wild!

Dimanche 27 septembre 2009

 

Juste après son passage à la place de l’Europe aux côtés de Terry Lynn, le rafraîchissant DJ bernois Wildlife, pionnier de la scène reggae-dancehall suisse au sein de Goldrush International nous explique la genèse de sa “reconversion”. Interview d’un “electro-libre”!

 

Wildlife, on te connaissait comme l’un des meilleurs Mc’s de reggae en Suisse. Comment as-tu “switché” du reggae à l’electro?

(Rires) J’ai pas vraiment “switché”! En fait, je baigne dans la musique depuis tout petit. J’ai grandi dans le studio de mon père et je jouais avec des faders et des boutons avant de savoir parler. Au bout d’un moment, je suis tombé amoureux du reggae-et j’en suis encore profondément amoureux…

… Mais il te fallait quelque chose de nouveau, quelque chose de frais?

D’une certaine façon, jouer dans un soundsystem pendant si longtemps, de l’autre côté du globe (NDR: de la Jamaïque) c’est quelque chose d’assez étrange parce que finalement  tu “adaptes” une culture et des trucs qui se passent vraiment ailleurs. Beaucoup (NDR: des textes) de dancehall se concentrent sur Kingston et la Jamaïque et traitent de ce qui s’y passe et …

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Terry Lynn: L’électro se ressource en Jamaïque !

Lundi 21 septembre 2009

Des guns, des taudis, des gosses faméliques, des scènes de rue défilent sur grand écran. Coupe afro, bottines à talons de 20 cm (qu’elle ôtera au bout de 2 minutes de concerts…), leggins à trous, la guérillera jamaïcaine entre en scène et dégaine  ”I was born in the ghetto, where the gangstas roll by and then gunshot echo”: d’un flow musclé. Puis tout s’enchaîne Terry Lynn nous embarque sur le terrain peu connu d’un pur flow de dancehall queen sur les purs sons électro de son dj Wildlife !

Pour mieux comprendre le phénomène un petit interview à chaud juste après le show :

Nouvelle princesse de l’electro, la charismatique Jamaïcaine Terry Lynn nous parle de sa musique rafraîchissante et engagée!

Forward!

Comment vous et Wildlife vous êtes vous rencontré ?

On s’est rencontrés par le biais de mon manager Russel Herbert. Il est originaire du Canada mais il vit à Zürich où se trouvent les bureaux de son label Free Music. Wildlife a entendu mon travail et a contacté Herbert. Et c’est seulement plus tard qu’il a appris que celui-ci habitait aussi en Suisse!

Vous-même et Wildlife venez à la base de la scène reggae. Pourquoi avez-vous décidé de passer du reggae à l’électro ?

Pour moi la musique reste de la musique. La première fois que j’ai fait connaissance avec la musique electro c’est par le biais de Daft Punk et depuis lors, j’ai toujours adoré cette musique.Et puis l’electro n’est pas si éloignée que ça du dancehall donc la transition a été facile. de plus, le fait de travailler avec Wildlife a facilité les choses parce qu’il comprend très bien ma culture et ma façon de concevoir la musique. Il a pu rapidement m’apprendre beaucoup de choses sur la musique electro et me la rendre accessible.

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Martelo à l’heure de l’interview…

Dimanche 20 septembre 2009

Humble et disponible, Martelo, DJ officiel de la superstar Santigold répond à nos questions en toute décontraction.

Electrosanne : Est- ce que c’est ta première fois en Suisse?…

Martelo : Non, j’ai déjà joué une fois à Genève, à Berne, et j’étais au Festival de Montreux avec Santigold l’année passée.

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Les “Scratcheurs” Craze & Klever répondent à nos questions !

Samedi 19 septembre 2009

Les 2 DJ’s les plus grattouilleurs, les plus “hypes” et surtout les plus sympas du monde nous ont accordé une interview en toute décontraction avant leur set au LOFT Club.

Ma mère m’a toujours dit que je pourrais faire ce qui m’intéressait” raconte Dj Craze, “je lui ai répondu: être le meilleur dj du monde“. Aujourd’hui, avec un curriculum vitae long comme le bras, plusieurs tournées internationales, et une renommée de producteur drum n’bass et hip hop non négligeable, Dj Craze y est parvenu…..

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Interview express du duo nantais le plus survitaminé du monde. Les “electroscratchkillers” de Beat Torrent!

Samedi 19 septembre 2009

Comment vous êtes-vous rencontré ?

En fait, nos parents étaient amis, donc on se connaît depuis qu’on a 10-12 ans, on est des potes d’enfance. Après, on a découvert les platines à l’époque du lycée quand on avait 18-19 ans et après on a découvert les deux autres membres de C2C (NDR: Le collectif Coup 2 Crosse, avec lesquels ils ont gagné 4 championnats DMC par équipe de 4!).

Est-ce que vous avez débuté par le Hip Hop?

En fait, les premières expériences qu’on a eu, c’était plus à travers le Rock. On a fait tous les deux de la guitare. Après, ce qui nous a amenés derrière les platines c’était le Hip Hop, ouais.

Comment vous définiriez votre style?

On mélange pas mal de styles de musique qu’on kiffe. Y a une grosse base Rock et Hip Hop, ces deux éléments-là, ils sont assez forts. L’Electro aussi, forcément, tout ce qui est funky. La base du projet c’est vraiment l’éclectisme musical. L’important, c’est qu’il faut que ça fasse danser, que ce soit dynamique.

Y a-t-il des groupes de la scène française dont vous vous sentez proches ou vous considérez-vous plutôt comme des sortes d’ovnis musicaux?

On a des affinités avec des groupes de notre région mais c’est vrai que dans le style qu’on fait, dans le genre de sélections qu’on peut avoir et la façon qu’on a de les jouer, on est un peu les seuls à faire ce qu’on fait en France. On est un peu à cheval entre différents styles donc, du coup, on appartient pas vraiment à une famille en particulier.

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Interview exclusive de Dj Q !!!

Vendredi 18 septembre 2009

Ambassadeur de la scène “Bassline/4×4“, nouveau mouvement Electro Grime issu de la scène club UK, Dj Q, accompagné de ses accolytes TS7 et Robbie Roo, s’est gentiment prêté au jeu de l’interview à quelques heures de son set Bassie à mort sur la scène de la Ruche (ce soir à 3h15)! Record! …

Electrosanne : Dj Q, tu es déjà venu mixer à Lausanne il y a 2 ans avec Platnum. Qu’est ce que ça te fait d’être de retour ici pour Electrosanne 09? ….

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